Présentation Avis et critiques Sommaire (3ème Edition) Préf. J-P GAILLARD
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Pour un français habitué à 30 ans de déficits budgétaires d'affilée de la part du gouvernement le mot déficit a tendance par ailleurs à ne plus faire réagir (je n'ai personnellement jamais entendu parler d'autre chose que du 'trou' de la sécu comme si un surplus était de la science-fiction. Et pour la plupart des gens que je connais l'état a un déficit comme il y a de l'herbe dans leur jardin...) Quand vient l'évocation d'un déficit étranger et a fortiori américain, on perd encore plus pied et la présence de déficits 'jumeaux' (budgétaire et commercial) rend la notion encore plus aléatoire pour sa compréhension. Psychologiquement enfin, l'être humain a une étonnante tendance ''à retourner" positivement l'évocation d'un déficit qui se creuse et le décrit comme quelque chose qui progresse ou grimpe avec des titres du type 'le deficit crève le plafond' (si, si... vérifiez sur le site j'ai dû faire de même à plusieurs reprises !) Cet article vise donc simplement à vous montrer d'où l'on vient, où on en est et quelle est la direction à venir, en visualisant ce que représentent ces sommes. L'exercice est d'autant plus important que le marché prendra connaissance mardi à 20 heures du chiffre du déficit budgétaire pour décembre et surtout que les prochaines semaines vont voir l'entrée en scène du nouveau Président élu, Barack OBAMA, qui présentera au Congrès son plan de relance. Le marché va prendre en compte la perspective d'ensemble de la nouvelle administration. Enfin, avant de voir dans le détail l'endettement dans d'autres articles futurs, il convient évidemment de commencer à regarder le débit du déficit qui l'alimente à la base. Rappel : comme pour un ménage, l'état fédéral tient un budget avec des entrées et des sorties, des recettes et des dépenses. L'exercice fiscal aux USA démarre fin septembre. Nous sommes donc dans l'exercice 2008/2009. √ Explosion à la hausse des dépenses et baisse constante des recettes : Contrairement à la précédente récession (et les baisses d'impôts de Bush), les recettes ne s'effondrent pas mais sont sur une tendance de décélération longue depuis des records de progression historique, en corrélation quasi parfaite avec le cycle immobilier. A l'inverse ce sont les dépenses qui s'envolent fortement (avec notamment le plan Bush de relance courant 2008 d'environ 150 Mds $) → Graphique historique depuis 1900 & perspectives :...
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